Vin orange, vin ambré ou encore vin blanc de macération.
Origine? Nouveauté? Simple mode? Technique? Quelques lignes pour mieux comprendre cette quatrième couleur du vin.
Le vin orange n’a rien de nouveau puisque son histoire remonte à l’Antiquité, entre Géorgie et Slovénie ou il est encore consommé aujourd’hui. Il influença d’abord l’Italie du nord puis les domaines/vignobles du monde entier.
Pour la technique, c’est très simple, c’est un vin blanc vinifié comme un vin rouge. En tant normal, les raisins blancs sont pressés pour en extraire le jus et le vinifier. Dans le cas des vins oranges, les grappes de raisins blancs vont fermenter et macérer pendant plusieurs jours voir plusieurs mois.
Pour la couleur, il va falloir encore patienter un peu. En effet, c’est le contact avec l’oxygène qui va donner au vin cette couleur ambré. La macération se passe donc le plus souvent dans des amphores ou des barriques. Historiquement, en Géorgie, le vin reposait dans des pots en terre cuite appelé « Kvevri ».
Kvevri – Terre cuite – Vin orange – Géorgie
Cette technique va conférer au vin de la structure, des tannins, de la fraicheur et de la complexité.
Plusieurs références sont disponibles au catalogue :
L’ensemble des trois modules de formation oenologique seront dispensés par la sommelière professionnelle, Yanna Delière, en partenariat avec « Le Journal du Sommelier ».
On vous présente Yanna :
Après une formation en école hôtelière et un diplôme de Brevet Fédéral en Sommellerie, Yanna Delière a été mandatée par l’ASSP il y a trois années en tant que responsable de formation pour les cours intensifs en sommellerie en Romandie. Depuis, cette formation a déjà permis à une centaine de personnes de s’initier au métier de sommelier.
En parallèle de l’activité de formatrice, Yanna Delière a créer le Journal du Sommelier, une collection de livres en autoédition dédié à cet univers vinicole mais pas que.
Son livre sur le vignoble Suisse est une vraie encyclopédie. Grâce à son expertise et sa soif de connaissance, la formation complète vous permettra de recueillir un savoir nécessaire sur l’œnologie et la sommellerie notamment.
Inscription par mail à info@vinfranc.ch ou par téléphone au +41 78 772 22 42.
A quoi ça sert? Faut-il carafer tous les vins? Avant ça, quelles différences entre ces deux techniques?
La décantation sert retirer les dépôts naturel qui se sont formés au fil du temps. On choisira une carafe étroite dans lequel on transvasera délicatement le vin en apportant le moins d’oxygène possible. Cette opération est donc valable pour les vins âgées si la structure (tannins, corps) de ce dernier le permet. Un vin trop léger risque de s’épuiser.
Quand à lui, le carafage consiste à verser le vin dans une carafe afin qu’il s’assagisse. La carafe sera plus évasé et laissera passer plus d’air afin d’oxygéner le vin. L’idéal est réaliser cette opération plusieurs heures avant de déguster le vin. Cela convient surtout pour les vins rouges et blancs jeunes.
Nul besoin d’attendre d’ouvrir un grand vin ou une grande occasion pour utiliser votre carafe.
Une histoire surprenante pour ce nectar précieux. Appelé aussi « Icewine » au Canada ou « Eiswein » en Allemagne, savez-vous comment est fait le vin de glace?
Vous l’aurez compris, le vin de glace est obtenu en hiver suite aux premières gelées. Ce sont les vignerons allemands et les autrichiens qui sont à l’origine de ce vin, qui à la fin du XVIIIe siècle, seront surpris par une vague de froid précoces.
Les raisins vendangés tardivement sont donc concentrés en sucre. Aussi, le jus de ce raisin va se concentrer en sucre l’eau présente va geler. Les raisins sont donc vendangés gelés et seront pressés. Le résultat est un vin sucré mais équilibré par son acidité.
On trouve de façon anecdotique du vin de glace en France (Alsace et Savoie). L’appellation n’est d’ailleurs pas reconnue.
Par contre, le Canada commercialise mondialement du Icewine ainsi que l’Allemagne et l’Autriche.
Nous avons le plaisir de vous annoncer une nouvelle collaboration dans le domaine de nos cours d’oenologie.
Début avril, nous nous rendons dans la cité de Gruyère, chez notre fidèle partenaire, le restaurant Gruyère Traditions, pour dispenser notre formation à l’ensemble de l’équipe de salle.
Lors de ce cours, il est prévu d’exposer et de présenter l’ensemble des vins biodynamiques qui compose la nouvelle carte de cet établissement.
A cette occasion, nous profiterons d’introduire l’origine des vins sélectionnés, ainsi que quelques notions d’oenologie à cette sympathique équipe !
Si d’aventure vous visitez cette région, n’oubliez pas d’y gouter nos vins !
Mystérieuse, la vendange en vert est une pratique viticole peu connu. En quoi consiste la vendange en vert ? Dans quel but ? Et quand a t’elle lieu ?
Pendant les vendanges classiques, qui ont lieu généralement entre le mois de septembre et octobre, le raisin récolté sert à faire du vin. Lors des vendanges en vert, qui se font pendant le mois de juillet, le raisin coupé restera à même le sol. Néanmoins, ce raisin peut également servir à produire du verjus (explications à la fin de l’article).
Dans quel but ?
Le but se ces vendanges en vert est de maitriser les rendements de la vigne afin d’améliorer la qualité du raisin et donc du vin. Elles ne sont pas systématiques, mais les vignerons ont recours à cette pratique lorsque la vigueur de la vigne est supérieure aux objectifs. Ces objectifs peuvent être de l’ordre personnel mais aussi par les rendements fixés par le cahier des charges des appellations (AOC, IGP ou VDF) ou la taille du chai du domaine.
Quelles vignes sont concernées ?
Ce sont généralement les jeunes vignes vigoureuses qui sont concernées. Effectivement, le premières années qui suivent la plantation de nouvelles vignes, le raisin produit par ces dernières ne pourra pas servir à faire du vin. En coupant les petites grappes en formation, la vigne sera soulagée. Elle ré allouera son énergie au développement de son système racinaire et aérien (bois et feuilles). Avec l’âge, les vignes s’assagissent et produisent moins.
Cette pratique n’est pas sans risques si elle n’est pas maitrisé et peut avoir des répercutions sur les années suivantes. D’autres techniques sont utilisées pour maitriser les rendements (choix du cépages, du porte greffe, préparation des sols, irrigation, enherbement…).
Le verjus !
Autrefois utilisé en cuisine comme condiment, c’est un jus acide obtenu par le pressurage des raisins verts. Une subtile alternative au vinaigre et au citron pour toutes vos préparations. Il fait même son apparition en mixologie.
En grande majorité, les bouteilles de vin font 75 cl, mais pourquoi pas 1 litre. Raisons historiques? Pratiques?
Certaines explications et hypothèses font sourires mais sachez que, ce n’est ni la taille idéal pour une personne lors d’un repas, ni pour des raisons de conservation, ni pour des raisons de transport et encore moins parce que cela correspond à la capacité pulmonaire d’un souffleur de verre.
Historiquement, la capacité des bouteilles de vin à été standardisée au XIXème siècle. A l’époque, les principaux clients des producteurs français de vin étaient les Anglais. Mais la différence de mesure entre les deux pays est difficile pour les échanges. Effectivement, l’unité de volume des Anglais était le ′′galon impérial′′ équivalent à 4.54609 litres.
Alors pour simplifier les comptes de conversion, le vin était transporté dans des fûts de 225 litres, soit exactement 50 gallons correspondant à 300 bouteilles de 750 ml (75 cl).
Ainsi, un gallon correspondait à 6 bouteilles. En fait, c’est pourquoi aujourd’hui encore, les boîtes de vin ont souvent 6 ou 12 bouteilles.
» Veuves » de Champagne, connaissez-vous l’histoire ?
Au XIXe siècle, la Champagne est une région viticole française en pleine expansion, connue pour son vin effervescent appelé « champagne ». À l’époque, l’industrie du champagne est principalement dirigée par des hommes et la succession des entreprises familiales se fait généralement de père en fils.
Cependant, au cours du XIXe siècle, plusieurs vignerons/négociants de vin ont succombé à des maladies, des accidents ou ont été tués au cours des guerres qui ont éclaté en Europe. Face à cette situation, les épouses ont pris en charge l’entreprise familiale, souvent avec l’aide de membres de la famille ou de collaborateurs expérimentés.
Ces femmes, surnommées « les veuves », ont développé leur propre style et leur propre marque de champagne, devenant ainsi des figures emblématiques de l’industrie du champagne. Parmi les plus célèbres, on peut citer Barbe-Nicole Clicquot, qui a fondé la maison Veuve Clicquot, Louise Pommery, qui a créé la maison Pommery, et Lily Bollinger, qui a dirigé la maison Bollinger pendant plus de 30 ans.
Elles ont apporté une contribution majeure à l’industrie du champagne en développant des techniques innovantes de production et de commercialisation, et en étendant la portée du champagne au-delà des frontières françaises. Aujourd’hui encore, les maisons de champagne fondées par les veuves continuent de prospérer et de produire certains des meilleurs champagnes au monde.
Dans un précèdent article, nous expliquions comment était réaliser le Champagne et autres bulles. Cliquez sur le lien pour en lire d’avantage.
Pourquoi les bouteilles de vin ont-elles le fond creux?
Vous l’avez tous remarqué, les bouteilles de vin n’ont pas le fond plat. Pourquoi? A quoi ça sert?
Explications! Tout d’abord, ce creux portent un nom, « la piqûre ». Pour son intérêt, il faut remonter à l’antiquité, lorsque les souffleurs de verres cherchent à améliorer la stabilité des bouteilles de vin. Les techniques d’époques ne sont pas celles d’aujourd’hui. Il était difficile de faire un fond bien plat. Grâce à ce creux, même si le culot n’est pas parfait et la table n’est pas plate, la bouteille reposera sur son cercle à la base. Ce cercle est appelé « le sable ».
De nos jours, la piqûre est utilisée par les sommeliers lors du service du champagne.
Aujourd’hui, c’est donc la tradition qui l’emporte en conservant cette forme.
Le printemps marque l’arrivée des beaux jours qui accompagne le réveil de la vigne.
C’est une période cruciale pour la viticulture car c’est à ce moment-là que la croissance des vignes reprend après l’hiver. La taille se finalise et la vigne pleure, signe marqueur de la reprise de croissance de la plante.
C’est l’occasion pour les vignerons de procéder au décavaillonnage (débuttage). Commençons par expliquer le cavaillonnage (buttage), qui consiste, en hiver, à placer la terre qui se trouve entre les rangs de vignes sur les ceps pour les protéger du froid. Le décavaillonnage, consiste donc à remettre la terre dans les rangs.
Toujours à la vigne, certains vignerons pratiquent le labourage dans les rangs pour désherber et aérer la terre. A l’extérieur toujours, selon les méthodes de culture, la vigne va être palisser. Cette technique consiste à guider la plante le long d’un fil pour favoriser son développement. N’oublions pas que la vigne est liane qui peut grimper à plusieurs mètres à l’aide de ses vrilles.
Enfin, comme dans votre jardin, c’est également pendant le printemps que les vignerons vont planter les nouveaux ceps pour remplacer les trop vieux.
Pendant ce temps, la vigne va continuer sont développement et va débourrer.
A la cave, les températures remontent, les vins s’ouvrent et les premières cuvées avec des vinifications courtes sont mises en bouteilles. Les autres vins le seront plus tard dans l’année.
Le printemps est une période cruciale et importante pour le vignerons comme vous l’aurez compris.